METRO – 17 Janvier 2007

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Michel Mercier explique sa vision des alliances à Lyon

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Emission sur Public Sénat du 5 Décembre.

Un grand moment de vérité pour comprendre les intérêts de chacun : la nécessaire alliance avec l'UMP, ses relations avec Perben et Collomb ...

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Génération Démocrate appelle tous ses membres, adhérents ou sympathisants du Modem, à se rassembler pour soutenir le candidat qui va se présenter sous les couleurs du Mouvement Démocrate

Azouz Begag renonce. Il ne reste donc qu’un prétendant en course dans le cadre des primaires devant conduire au choix d’une tête de liste Modem à Lyon en la personne du délégué départemental de la fédération UDF.

Génération Démocrate
prend acte de cette décision de l’ancien ministre tout en lui souhaitant un succès de librairie aussi incontrôlable que son discours politique. Nous regrettons seulement que le processus de démocratie interne que nous avons obtenu n’aboutisse pas pleinement.

Après le retrait des figures locales que sont Azouz Begag et Gilles Vesco, Génération Démocrate appelle tous ses membres, adhérents ou sympathisants du Modem, à se rassembler pour soutenir l’équipe qui va se présenter sous les couleurs du Mouvement Démocrate.

Lors de la réunion du 5 décembre, Christophe Geourjon a exprimé son inquiétude  "de ne pouvoir rassembler" . Nous lui apportons donc la garantie que 221 démocrates se mettront à sa disposition pour construire des listes cohérentes. 

Les 9 têtes de listes Modem seront connues le 14 décembre.

Délivré du vote des militants, M. Gourjeon a en effet annoncé qu’il annoncerait sous dix jours ses neufs listes. L’échiquier électoral lyonnais sera donc connu à la mi-décembre et les candidats pourront avancer les pièces de leur programme les unes contre les autres. Club de réflexions et d’actions, Génération Démocrate contribuera activement à la stratégie politique du Modem en consolidant des propositions réellement innovantes pour Lyon. Plus que les manœuvres d’appareil, ce sont les idées qui identifieront les démocrates dans cette campagne.

Génération Démocrate donne rdv à ses adhérents et sympathisants le 18 décembre.

Cette assemblée réunira l’ensemble des adhérents et sympathisants Génération Démocrate du Rhône. Il sera alors décidé des modalités de notre participation aux campagnes municipales et cantonales.

A LYON, BAYROU VEUT « METTRE LES CHOSES DANS LE BON CHEMIN »

INTERVIEW LE PROGRES, 13 OCTOBRE 2007.

Le fondateur du Modem défendra la ligne d’autonomie et espère convaincre Michel Mercier. Le choix de la tête de liste à laquelle seront associés les militants se fera mi-novembre.

« Viendrez-vous clarifier la position du Modem pour les municipales à Lyon ? »
Je viens la semaine prochaine ou au plus tard dans deux semaines pour rencontrer tous les candidats et quelques autres.
Je veux aussi écouter tous les adhérents UDF et Modem. Je viens mettre les choses dans le bon chemin.

« Désignerez-vous la tête de liste ? »
Non, l’horizon pour ce choix est la mi-novembre.

« Les militants seront-ils consultés ? »
Oui. La règle de l’UDF était que pour les grandes villes le bureau politique décidait. Pour Lyon  je ne le ferai pas sans les militants.

« Le Modem est-il en puissance pour être présent à Lyon ? »
J’ai la certitude qu’il y a une équipe qui est disponible, composée de beaucoup de nouveaux, déterminés et capables d’apporter quelque chose aux lyonnais.

« C’est une divergence avec Michel Mercier qui semble en douter ? »
Il n’y a pas de divergence avec Michel Mercier pour qui j’ai une grande amitié ; il y a une ligne politique nouvelle qui est fixée, celle de l’autonomie que je défendrai jusqu’au succès.

« En revanche cette ligne n’est pas la sienne ? »
Ce n’est pas ce que je ressens mais je me mets à sa place : il est président du conseil général, ça n’est pas facile ; il une longue expérience de travail avec les uns et les autres. Je suis persuadé qu’il la comprendra.

« Le choix de la tête de liste se fera-t-il parmi les personnalités qui se sont déjà manifestées ? »
Je tiendrai compte de tous le monde. A Lyon il y a beaucoup de gens qui ont l’envergure pour être maire mais ils ne se sont pas encore fait connaître, apeurés par l’incertitude autour du Modem. Je viens lever ces incertitudes. Il peut émerger d’autres noms.

« Cherchez-vous une personnalité de la société civile ? »
Je n’écarte aucune possibilité. Je veux faire naître une nouvelle génération politique.

« Au risque de blesser les élus en place ? »
J’ai été président de conseil général et je sais ce que c’est que d’avoir l’habitude de travailler avec des gens. J’en bouscule certains mais j’ai la conviction qu’il faut le faire. Il y a une nouvelle génération parfois turbulente, c’est bien.

« Peut-on envisager que des Démocrates travaillent avec des Millonistes ? »
Difficilement. La politique n’est pas principalement une question d’idées mais de valeurs. Des idées et des investissements pour la ville, on peut en discuter, pas des valeurs.

« Vous recevez Azouz Begag lundi. Qu’allez-vous lui dire ? »
Que l’antisarkozysme n’est pas une approche pour les municipales à Lyon. La question doit être la vie des Lyonnais et le destin de la ville.

Propos recueillis par Michel Rivet-Paturel

Le dialogue avec Sarkozy est nécessaire selon Michel Mercier

NOUVELOBS.COM
Michel Mercier, président du groupe UDF-Modem au Sénat et trésorier de François Bayrou lors de la campagne présidentielle, a qualifié le dialogue entre le chef de file des centristes et Nicolas Sarkozy de "normal, naturel, nécessaire", lors d'une interview accordée au Parisien dans son édition de dimanche 7 octobre.
"Il est normal, naturel, nécessaire, qu'il y ait un dialogue" entre le chef de l'Etat et François Bayrou, anciens adversaires de la présidentielle, affirme-t-il.
Car, "aujourd'hui, Bayrou est celui des centristes qui peut donner son sens à un mouvement du centre", détaille le sénateur du Rhône, qui estime que le président de l'UDF-Modem "n'a pas une stratégie solitaire mais une stratégie d'autonomie du centre". De plus, "jamais il n'a dit qu'il n'y aurait pas d'alliance avec l'UMP".

Article du 8 Octobre paru dans 20 minutes

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A Lyon, Michel Mercier, le bras droit de François Bayrou, est courtisé par l'Elysée

LE MONDE | 27.09.07 |
Michel Mercier sera-t-il le prochain centriste à entrer dans le gouvernement ?
Nicolas Sarkozy s'apprête à recevoir le patron du MoDem à Lyon et l'un des plus fidèles compagnons de route de François Bayrou. Les deux hommes s'étaient déjà rencontrés, en juillet, à l'Elysée, pour évoquer le dossier de la réforme constitutionnelle et celui des échéances municipales. L'entourage du sénateur du Rhône ne dément pas totalement le scénario, mais y met un bémol : "Si cela devait se réaliser, il ne s'agira pas d'un débauchage individuel, mais d'une stratégie concertée avec le MoDem, sur la base d'un accord programmatique."

L'ouverture au MoDem aurait une contrepartie : un accord sur les municipales. A Lyon, le centre est très affaibli depuis 2001, et sans aucun conseiller municipal. Mais il détient encore en partie la clé du scrutin pour arbitrer le duel entre le maire sortant socialiste, Gérard Colomb, et son challenger UMP, Dominique Perben. Les deux adversaires sont à la manoeuvre depuis plusieurs mois pour tenter de décrocher une alliance avec les centristes. Ces derniers, pour le moment, font mine de ne pas choisir et de défendre une position d'autonomie. "Je rencontre le président de la République, mais je dîne aussi avec les époux Collomb. J'entretiens avec le maire de Lyon d'excellentes relations, dans l'intérêt de cette ville", s'amuse M. Mercier.

L'Elysée, inquiet de l'évolution sociologique des grandes villes, plutôt favorable à la gauche et au centre, sait que M. Perben est à la peine pour rassembler la droite lyonnaise et emporter les élections de mars 2008. Si Nicolas Sarkozy est arrivé à Lyon largement en tête au premier tour de l'élection présidentielle, les socialistes ont réussi aux législatives à emporter une victoire historique dans deux des quatre circonscriptions lyonnaises. Les centristes eux-mêmes sont dans

la difficulté. Ils n'ont plus de candidat après le désistement d'Anne-Marie Comparini, qui a annoncé, mercredi 19 septembre, son retrait de la vie publique. Plusieurs personnalités, comme Azouz Begag, se sont manifestées. Mais aucune n'a vraiment le profil d'un chef de file.

Mardi 25 septembre, lors d'un bureau départemental du MoDem, M. Mercier a inquiété les nouveaux adhérents du parti centriste : la dissolution de l'UDF, qui devait être actée dimanche 25 novembre au cours du congrès fondateur du MoDem, ne serait plus acquise. Des sénateurs, partisans d'un parti fédéral chapeautant plusieurs formations, comme l'UDF, les nouveaux adhérents et Cap 21 (fondé par Corine Lepage), auraient obtenu que la question de la dissolution soit tranchée, avant le 25 novembre, lors d'un congrès de l'UDF. "Si nous options pour un parti fédéral au lieu d'un parti unitaire, ce serait la fin de la ligne défendue par Bayrou. Les UDF pourraient rentrer au gouvernement sans quitter le MoDem. A Lyon, l'UDF pourrait s'allier avec Dominique Perben après ou même avant le premier tour", commente un participant.

L'ambiguïté de M. Mercier semble susciter des vocations. Gilles Vesco, l'un des candidats à la candidature à Lyon, mais également membre de l'exécutif de M. Collomb à la Communauté urbaine de Lyon, se dit prêt, en cas d'alliance entre le MoDem et l'UMP, à participer "à une vraie liste démocrate qui casse la bipolarisation".

Sophie Landrin

Interview de Gilles Vesco, Lyon Mag, Octobre 2007-10-07

Vous avez été surpris par le retrait d'Anne-Marie Comparini ?
Gilles Vesco : Oui. D'autant plus qu'elle avait tout à fait la légitimité pour mener la liste centriste aux élections municipales, car elle a montré sa fidélité au Modem, malgré les coups bas et les manipulations. Mais en se retirant, elle nous fait passer un message fort : il faut que le nouveau centrisme qui émerge renouvelle ses cadres, ses candidats... Mais aussi ses méthodes.

Le centrisme a besoin d'un nouveau souffle à Lyon ?

Oui. Car on devra affronter Gérard Collomb qui a un bon bilan et Dominique Perben avec une équipe UMP qu'il a su renouveler. D'ailleurs un signe ne trompe pas: à 47 ans, un élu comme moi est considéré chez les centristes comme un gamin. Certains me soupçonnent même d'être un arriviste ! Alors que j'ai montré que j'étais patient, très patient même. Mais aujourd'hui j'ai décidé de franchir le pas en étant candidat à la candidature pour mener la liste centriste aux prochaines élections municipales à Lyon.

Mais quelle est votre légitimité ?
Je sais que c'est le genre de question que posent certains notables centristes à Lyon qui ont peur du renouvellement. Pourtant je suis militant centriste depuis vingt ans et je me suis toujours battu pour défendre avec conviction mes idées, notamment aux élections municipales de 2001 à Caluire où j'ai recueilli 30 % des suffrages. De plus, depuis 2001 je suis vice-président du Grand Lyon, où j'ai géré deux dossiers importants : les Vélo'V et les berges du Rhône.

Comment vous allez vous imposer face aux autres candidats à la candidature ?
Pour moi, l'essentiel, ce n'est pas d'écraser les autres candidats, mais de jouer collectif.
Voilà pourquoi je leur lance un appel pour qu'on puisse tous se réunir et lancer rapidement notre campagne pour les élections municipales en donnant à chacun la responsabilité d'un arrondissement.
Mais il faudra bien départager ces candidats pour désigner une tête de liste !
Le Modem est un nouveau parti qui propose une nouvelle démarche politique. Je propose donc que pour les élections municipales, on adopte une méthode différente. Car depuis des années, l'UDF du Rhône est gérée en petit comité par Michel Mercier. Mais aujourd'hui on doit associer les militants à nos grandes décisions. Car si on ne les consulte pas pour la préparation des élections municipales, ils nous lâcheront. Notamment les jeunes qui ont une culture du débat et de la transparence, car c'est la génération Net. Or les jeunes, c'est la force du Modem aujourd'hui.
Vous avez peur que cette désignation ne se fasse pas de façon démocratique ?
J'ai des craintes. Car Michel Mercier nous a annoncé le 26 septembre que l’UDF allait survivre alors qu'il était prévu que ce parti disparaisse pour laisser la place au Modem. Mais visiblement, des sénateurs, dont Michel Mercier, souhaitent constituer une sorte de fédération UDF-Modem où les nouveaux adhérents seraient noyés au milieu des anciens militants, des écologistes et même du Nouveau Centre, c'est-à-dire les centristes ralliés à Sarkozy.

Quel intérêt pour Mercier ?
Préserver sa majorité UMP-UDF au conseil général. Mais aussi entrer probablement au gouvernement début janvier. Ce qui est son droit, et je ne doute pas qu'il soit à la hauteur pour une telle responsabilité. En revanche, nous risquons une fois de plus d'être les otages de sa carrière personnelle.
Mais pourquoi vous pensez que l'UDF doit disparaître ?
Parce qu'avec François Bayrou, on a réinventé le centrisme.
Mais aujourd'hui il faut créer ce nouveau parti qu'on a annoncé à nos électeurs et à nos militants. Et non pas relan¬cer une vieille structure usée, sans militants, et qui fonctionne toujours sur de vieux schémas... Sinon, on se sera battus pour rien. Et l'élan sera brisé. Or les municipales seront un test déci¬sif. II faut donc s'organiser, lan¬cer le Modem, laisser émerger de nouvelles têtes, clarifier notre ligne politique... Et il y a urgence !

Au fond, qu'est-ce que vous reprochez à Michel Mercier ?
Depuis dix-sept ans, Michel Mercier a géré le conseil général de façon efficace et intè¬gre en mettant en oeuvre une vraie politique sociale. En revanche, je suis très critique sur sa façon de gérer l'UDF lyonnaise. Car aujourd'hui, le bilan est dramatique. Dans les années 1980, le centre détenait la ville de Lyon, le conseil général et le conseil régional. Aujourd'hui, il ne nous reste plus que quel¬ques élus à la Région, aucun à Lyon, et au conseil général, on risque de devenir ultra-mino¬ritaire aux prochaines élections cantonales, même si Mercier conserve la présidence !

Comment vous expliquez cet échec ?
L'UDF lyonnaise s'est plantée à toutes ces élections parce qu'au sein de cette formation il n'y a pas assez de démocratie interne. Or la force d'un parti, ce n'est pas seulement sa cohésion vis¬à-vis de l'extérieur. Mais c'est son dynamisme, sa capacité à animer des débats, à faire des propositions nouvelles, à atti¬rer de nouveaux militants, à for¬mer de nouveaux cadres et à les laisser prendre des responsabi¬lités... Or depuis vingt ans, Michel Mercier a fait l'inverse pour écarter toute concurrence. Et aujourd'hui je suis d'autant plus inquiet qu'il vient d'être nommé responsable de la com¬mission nationale des investitures pour le Modem! Et à Lyon, il continue à jouer la même carte, celle de l'habileté.
D'ailleurs, il vient de réunir les cadres centristes en insistant lourdement sur les difficultés qu'ils devront affronter pour monter une liste Modem à Lyon, notamment les problèmes financiers... I'objectif étant visiblement de les décourager. Car Michel Mercier veut avant tout préserver sa présidence du conseil général. Il m'a d'ailleurs dit qu'il ne voulait pas bra¬der le département pour avoir deux élus à Lyon.

Et pourtant Michel Mercier soutient officieusement Anne-Sophie Condemine pour la tête de liste aux municipales à Lyon !
C'est vrai qu'Anne-Sophie Condemine fait aujourd'hui figure de candidate semi¬officielle. Je la connais bien. C'est une amie de trente ans... Ce qui a un certain sens en politique! Mais pour l'instant, son seul état de service, c'est d'avoir obtenu une place sur la liste UDF-RPR aux élections régionales de 2004 grâce à Anne¬Marie Comparini, à qui elle doit tout mais qu'elle a été la première à pousser vers la sortie après sa défaite aux élec¬tions législatives.

Vous pensez qu'elle est nulle ?
Je n'ai pas dit ça. Mais ce qui me gêne, c'est qu'elle semble prête à vendre les voix centristes à celui qui lui assurera une place. Or il faut au contraire qu'à Lyon le centre abandonne ce genre de méthode, pour réaffirmer ses valeurs.
Comment ce candidat centriste aux municipales doit être désigné '?
Il faut que tous les adhérents lyonnais du Modem se réunissent en assemblée générale pour que chaque candidat à la candidature ait la possibilité de se présenter et d'exposer claire¬ment sa stratégie mais surtout son programme. Et bien entendu, si ce n'est pas moi qui suis désigné, je me rangerai derrière le candidat désigné.

Comment vous réagissez à la candidature d'Azouz Begag ?
Pour moi, Azouz Begag est une vraie bouffée d'oxygène pour le Modem à Lyon, car il a une grande liberté de parole et un vrai poids médiatique. Et mal¬gré son inexpérience politique, il a montré qu'il était courageux, déterminé et qu'il partageait les valeurs du nouveau centre. De plus aux législatives, il a réalisé un bon score et il a su, après avoir été ministre d'un gouver¬nement UMP, se désister au deuxième tour en faveur d'un candidat de gauche. Ce jour-là, il a été l'honneur du Modem. Voilà pourquoi je pense qu'Azouz Begag est un candidat légitime. Et même s'il n'est pas désigné
tête de liste, il peut jouer un rôle essentiel. En tout cas, moi, je me vois bien faire campagne à ses côtés, car au fond on est assez complémentaires.

Et la conseillère générale Bernadette Bertrix ?
Son cas est différent d'Anne Sophie Condemine. Elle sera la candidate centriste si les militants centristes choisissent une stratégie de centre droit. Sinon, elle rejoindra probablement le Nouveau Centre pour une alliance avec l'UMP.

Vous-mêmes, vous n'êtes pas un sous-marin de Collomb ?
Ça, c'est la rumeur que font courir certains. Tout ça parce que j'ai accepté de travailler à la Communauté urbaine avec Gérard Collomb comme de nombreux élus de l'aggloméra¬tion, y compris de droite, qui ont estimé que cette cohabita¬tion était utile, car elle permet de dépasser les clivages politi¬ques dans l'intérêt général pour résoudre les grands problèmes de l'agglomération. D'ailleurs je vous rappelle que cette démar¬che avait été lancée par Raymond Banc. En plus, je garde ma liberté d'analyse. Tout n'est pas rose chez Gérard Collomb. En particulier son management à la Communauté urbaine où il devrait davantage respecter les élus et leurs collaborateurs dans son fonctionnement quotidien.

Mais vous militez pour une alliance du Modem avec le PS au deuxième tour des municipales !
Mais mon ambition, c'est que le Modem soit présent au deuxième tour pour gagner la mairie de Lyon. En revanche, si on n'est pas en position de fem¬porter, il faut négocier un accord de désistement réciproque. Mais là aussi, c'est aux militants du Modem de trancher pour savoir qui doit être notre allié au second tour des municipales. Et ce n'est pas seulement aux cadres du parti de le décider en catimini le soir du 1, tour. D'autant plus que les programmes de Collomb et Perben, on les connaîtra depuis longtemps.
Mais vous préférez quand même le PS ! Personnellement, je considère que le pouvoir absolu qu'exerce aujourd'hui fUMP, et en particulier Sarkozy, est incompatible avec les valeurs du Modem, car nous centristes, nous défen¬dons au contraire le pluralisme. De plus, je crois qu'on a été trop longtemps la roue de secours de la droite. Du coup aujourd'hui, si on veut se recentrer, ça passe par une démarche nouvelle où la gauche ne doit plus être taboue. Mais ça ne veut pas dire qu'on doit devenir la roue de secours du PS.

Vous croyez vraiment aux chances du Modem aux élections municipales ?
Oui. A condition de procéder à une triple clarification : sur notre fonctionnement interne, sur nos valeurs et sur nos alliances. D'ailleurs, comme un cer¬tain nombre de militants, je préfère qu'on ne parle plus de parti centriste, car on se pose alors immédiatement la ques¬tion de savoir si on est de cen¬tre droit ou de centre gauche. Voilà pourquoi je pense qu'il faut parler de Mouvement Démocrate, notre vrai nom!

Vous allez pouvoir proposer un programme alternatif à l'UMP et au PS ?
Oui. Je pense par exemple qu'il faut aller beaucoup plus loin que ces deux formations pour proposer une autre vision de la ville et de l'agglomération. Une vision plus alternative où la culture de la voiture et du béton ne domine plus. Et il faut qu'on remette les Lyonnais au centre de tous les projets. Ce qui exige là encore une nou¬velle façon de gouverner en étant plus attentif aux aspirations des Lyonnais, en étant capable de susciter des débats, de les écou¬ter, de tenir compte de leurs avis... Car en quelques années, les Lyonnais ont changé en profondeur. Et la plupart des leaders politiques ne l'ont pas encore vraiment compris.

Extrait du Discours de François Bayrou à Seignosse

"Tout d'abord, nous sommes démocrates, car, demo, cela signifie peuple et que nous croyons au peuple davantage qu'à toutes les oligarchies et toutes les confiscations de pouvoir et de privilèges. Nous sommes démocrates, car nous croyons que l'état de citoyen est un état supérieur d'appartenance à la cité."

Article paru le 5 Octobre dans le Progrès

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