Mouvement démocrate, élections et divisions : de la consubstantialité en politique.

Par Sylvain Moulin

Que de déchirements, que de coups bas, que de rancoeurs après ces quelques mois de primaires au sein du Modem. Il n'y a à mes yeux rien d'étonnant à cela. De façon classique ce processus interne a provoqué des divisions. Mais au-delà il a mis le doigt sur la faiblesse à court terme de notre positionnement. Si l'analyse de la recomposition du spectre politique en trois tendances (socialiste, démocrate et conservatrice) est pour moi pertinente , le positionnement induit s'avère très difficile à assumer en temps électoral.

Nos institutions fonctionnent sur un mode de scrutin induisant une bipolarisation pour ces municipales : alliance ou non avec un des deux potentiels vainqueurs. ( Il est dommage que nous n'ayons pas su ou pu mettre rapidement sur le devant de la scène un candidat ayant l'étoffe pour l'emporter ... si cela existe dans nos rangs, mais c'est un autre débat).
Le schéma de pensée des électeurs est aujourd'hui encore clairement droite contre gauche. Il n'y a qu'à échanger autour de nous pour constater à quel point cette opposition est structurante, consciemment ou inconsciemment. Au sein même de notre partie cette division est là.

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Les UDF et les MoDem sont-ils compatibles ?

Il est peut-être grand temps de se poser sérieusement la question. En effet, nous vivons actuellement une première élection interne très laborieuse qui a fait resurgir une opposition latente depuis le lancement du Mouvement Démocrate, l’opposition de deux camps qui se sont observés, qui se sont méfiés puis qui se défient à présent.

Qui sont ces deux camps ?

D’un côté il y a les UDF du « canal historique », engagés au centre depuis des années et qui étaient évidemment à tous les postes de l’appareil fondateur et donc aux instances dites « provisoires » du Mouvement Démocrate. François Bayrou leur a proposé un nouveau contrat, beaucoup plus amitieux que par le passé et qui a d’ailleurs tout de suite trouvé un écho spectaculaire auprès de dizaines de milliers de personnes qui attendaient de s’engager à leur tour, ou pour certains qui attendaient de s’engager ailleurs que dans leur parti d’origine. Les anciens UDF ont-ils pensé que ces renforts extraordinaires leurs seraient très semblables et les aideraient mieux encore à capitaliser, en vue de nouvelles échéances électorales, le score très prometteur de la présidentielle 2007 ? Peut-être. Les nouveaux MoDem ont-ils pensé que les gens qu’ils rejoignaient correspondaient parfaitement aux valeurs portées par François Bayrou pour cette campagne présidentielle et pour l’avenir de notre pays ? Probablement.

Sauf que…

Sauf que de l’autre côté, tous ces nouveaux adhérents ne se sont pas engagés subitement pour n’être que des suiveurs, que des observateurs discrets et des exécutants au service de la réussite politique de quelques uns. Ils ne se sont pas engagés sur un coup de tête, comme on s’inscrit à un club de fitness par bonne résolution. Ils n’ont pas fait le pas de s’engager en politique ou de changer de parti par hasard, ils ont attendus des années avant de trouver dans un parti la promesse forte d’une politique autrement, d’une politique proprement et d’une politique fortement au service des concitoyens. Or beaucoup d’UDF historiques sont quand même fortement emprunts des pratiques politiciennes du passé. Le jeu politicien y est prépondérant, ce jeu qui consiste à tout tenter pour exister et bien sûr gagner des places. Les négociations secrètes, l’influence du pouvoir et des réseaux, l’exploitation d’avantages exclusifs, quitte à être déloyaux, quitte à s’arranger avec les règles, valent aussi bien pour les combats politiques externes que, nous venons de le vérifier, lors d’une élection interne.

« C’est la politique ! » vous diront certains, sauf que ce n’est pas pour cette politique là que ce sont engagés la plupart des nouveaux adhérents. Si vous dénoncez ces méthodes vous serez d’ailleurs facilement qualifiés de « bisounours » qui ne connaissent rien à la politique.

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Les vacances du petit Momo (Dem)

Momo Par Luc Ragon

Au début, il faut dire qu’on s’est bien amusé.

Comme les copains disaient que l’on voulait nous confisquer notre démocratie interne, le jouet à nous que le petit papa Bayrou nous avait amené, on a écrit une lettre à Michel.

Michel, c’est le surveillant général. Il est arrivé il y a longtemps, même que il y a des gens qui disent que quand il est arrivé, le Mouvement des Mocrates il existait pas encore.

Quand Michel il te regarde dans les yeux, tu fais semblant de pas avoir peur mais tu as l’impression que ta dernière heure est arrivée.

Je crois qu’on avait oublié de fermer la lettre, alors forcément, tout le monde a pu la lire. Et Michel il a fait semblant de faire croire qu’il était d’accord avec la lettre, et que ça s’était toujours passé comme ça. Mais c’est parce que le recteur François était venu nous inspecter qu’il disait ça.

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L’heure des sociaux-démocrates ou les trois piliers brisés de la gauche française

A la différence des expériences britanniques, espagnoles et allemandes, les socialistes français n’ont jamais réussi à entrer dans la « troisième voie », libérale et démocrate.

Les causes en sont multiples mais toutes ont en commun leur délitement actuel. La crise que connaît le parti socialiste pourrait bien sonner l’heure des démocrates sociaux, notamment Strauss-kahniens, enfin à même de s’affirmer comme une composante à part entière du pôle démocrate en s’émancipant des trois piliers qui soutiennent – ou enferment – la gauche française.

Les atermoiements et l’attentisme de socialistes déboussolés par une nouvelle défaite aux élections présidentielles et des règlements de compte sur fond de candidature mal assumée révèlent l’existence de courants idéologiques profondément divergents rassemblés sous une même étiquette. Là où le SPD et le Labour n’ont pas hésité à faire un vrai travail de réforme de la gauche, le PS n’a jamais entrepris, bien au contraire, la mise en cohérence son idéologie historique avec les exigences de la pratique du pouvoir dans une économie mondialisée.

L’attitude française de défiance envers le libéralisme économique matinée d’exigences sociales monolithique détonnent également avec l’adoption chez nos voisins de mécanismes de flexibilité parfois poussés. Cette flexibilité postule que les exigences sociales ne peuvent de toute façon être maintenues que dans une économie prospère.

Du point de vue de la politique intérieure enfin, les modes de scrutin ont conduit via le jeu obligatoire des alliances à forger le mythe d’une gauche plurielle efficace, en adéquation avec le clivage droite-gauche qui structure depuis longtemps la vie politique française. L’universalisme des préoccupations écologiques qui dépasse les seuls Verts, la dislocation du PCF et la croissance d’une extrême gauche dure ruinent désormais toute hypothèse d’un retour d’une union de la gauche.

Devant ces trois piliers brisés, les sociaux-démocrates sont à la croisée des chemins. Le terrain aura rarement été plus favorable à la création d’un véritable pôle démocrate réunissant démocrates sociaux et sociaux démocrates pour faire face au pôle conservateur.

« La symbiose ou la mort » dit le philosophe…

Par Thibault Soleilhac - Génération Démocrate -

Je propose un test ADN

Les députés ont adopté aujourd'hui le projet de loi sur l'immigration qui durcit considérablement les conditions du regroupement familial en autorisant  le recours aux tests ADN pour prouver une filiation. Le texte a été approuvé par l'UMP et le Nouveau Centre.

Parce qu'un député doit pouvoir comprendre les conséquences des amendements qu'il vote, je propose d'offrir, à mes frais,  aux 91 députés ayant voté cet amendement , un test ADN pour prouver qu'ils sont bien les parents biologiques de leurs enfants.

Pour coller à la réalité de l'amendement qu'ils viennent de voter, je suis désolé de leur apprendre que leurs enfants devront se plier à ce "contrôle de routine".

Je dois cependant les informer d'un élément légèrement contraignant : il est statistiquement certain que des députés vont découvrir qu'ils ne sont pas les pères biologiques de leurs progénitures... De surcroit, les statistiques de procréation d'enfants "hors couple" chez les députés sont légèrement supérieures à la moyenne nationale : la vie politique est tellement prenante que beaucoup de femmes se lassent d'attendre seules.

Bien entendu, en offrant ces tests ADN, je n'assure en aucun cas le paiement du suivi psychologique des familles brisées par le résultat.

Je m'excuse d'avance des dégâts occasionnés, comme vous vous excuserez certainement quant Daniel K., médecin sénégalais, candidat à l'immigration en France, découvrira que Karim K, son fils de 5 ans, est le fruit d'une aventure extraconjugale de sa femme avec son patron ...

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